Comment effacer vos croyances

image couverture livre papierTout ce que nous entendons est une opinion et non un fait, et tout ce que nous voyons est une perspective et non la vérité. Marc Aurèle.

Mon premier livre explique comment effacer ses croyances et ainsi comment nettoyer son esprit et son corps de leurs conditionnements, de leurs barrières, de leurs limitations négatives et de toute la pollution mentale qui nous vient de notre environnement hyper-connecté. Ceci est la base fondamentale de ma méthode de travail.

Je montre dans ce livre comment on peut effacer très simplement ces phrases, ces programmes intérieurs dans un style accessible à tous.

Vous trouverez aussi mon livre en anglais sous le titre de : “Wipe the slate clean” sur toutes les boutiques en ligne Amazon.

Pour en savoir plus et vous faire une idée de ce que le livre contient, vous trouverez ci-dessous un extrait exhaustif des deux premiers chapitres.

Si vous êtes libraire, vous pouvez me commander ce livre en m’envoyant un email, je vous l’envoie volontiers avec un contrat de dépôt-vente selon vos termes usuels.

Si vous êtes un privé, vous pouvez le trouver dans certains librairies (ou leur demander de le commander chez moi), ou le commander sur Amazon, soit en format papier, soit en format numérique en suivant ce lien-ci.

Il n’est pas nécessaire de posséder une liseuse électronique ou une tablette pour lire le format numérique. Votre ordinateur suffit. Ou votre smartphone. Téléchargez le programme gratuit “Kindle” depuis le site Amazon ou par l’AppStore et installez-le. Dès lors vous pouvez télécharger ce livre et bien d’autre depuis le site Amazon.

EXTRAIT

Une croyance est une programmation, son mode de fonctionnement est d’altérer notre manière de penser, de réagir et d’agir.

La force d’une croyance tient au fait qu’on pense qu’elle est vraie.

Un esprit scientifique et rationnel se doit de rejeter les croyances infondées mais le faites-vous vraiment?

Ceci n’est pas un livre « New Age » sur le pouvoir de l’esprit. Ni un livre sur la pensée positive. Ceci est un ouvrage pratique dédié aux croyances et à leurs influences. J’ai l’intention de vous montrer comment on peut se défaire de ses croyances et comment cela peut contribuer à l’amélioration de votre vie.

Ce sujet a déjà été visité par différents auteurs et de nombreuses fois. Ce livre est différent parce qu’il ne vous donnera pas des clés pour utiliser mieux vos croyances, ou pour penser positivement. Ce livre ne va pas vous donner d’autres croyances, prétendument meilleures, mon but est l’exact opposé.

Ce livre est là pour vous permettre de trouver un chemin en dehors de vos programmations inconscientes.

En tant que thérapeute, j’essaie d’aider mes patients à trouver leur voie, à se libérer de leurs problèmes physiques, émotionnels et mentaux. Dans le cadre de ce travail, je donne beaucoup de cours pour enseigner à ceux qui le souhaitent ma méthode de travail sur les croyances et sur les mécanismes créatifs.

Ce livre est l’aboutissement de plusieurs années d’enseignement. Il est le premier chapitre d’une méthode de développement personnel, de transformation et de guérison plus globale.

Le travail que je vais vous proposer est surtout d’ordre pratique. Je vais vous inviter à faire différents exercices que vous pourrez utiliser comme une sorte d’anti-virus pour nettoyer votre « système d’exploitation », c’est-à-dire votre esprit, votre être et votre corps.

Mais avant de vous expliquer comment faire cela, je dois d’abord vous expliquer ce que j’entends par le mot « croyance ».

QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE UN FAIT ET UNE CROYANCE?

Les faits sont rares. Un fait, une vérité scientifique est difficile à trouver. La science connaît les axiomes, qui sont des faits indémontrables mathématiquement mais que l’on peut néanmoins observer de manière systématique. Par exemple, le plus court chemin entre deux points est une ligne droite. Un axiome est un fait parce qu’il est vérifiable dans chaque expérience que vous en avez.

On peut trouver d’autres faits, ce sont pour la plupart des vérités scientifiques qui ont été démontrées par un nombre considérable (des dizaines de milliers) d’itérations (répétitions): 

  • « La terre tourne autour du soleil » est un fait.
  • « La gravité existe » est un fait.

Un fait peut être remis en question quand nos instruments de mesure s’améliorent, quand notre compréhension scientifique du monde fait des progrès. Avant les progrès astronomiques, le soleil tournait autour de la terre. C’était un fait vérifiable tous les jours. Ainsi même un fait n’est pas une certitude aussi solide qu’il n’y paraît. Mais au moins peut-on compter dessus pour construire quelque chose et y trouver une certaine sécurité.

Tout fait qui n’est pas identique à chaque observation (itération), et ce quel que soit le nombre de ces observations, est ce que j’appelle une récurrence. Une événement qui se répète 98 fois sur 100 est une vérité statistique. Néanmoins ce n’est pas un fait.

Déduire une vérité générale d’une récurrence est ce que j’appelle une croyance.

La croyance est une cousine dévoyée du fait scientifique. Elle en a la saveur, l’apparence mais elle n’est certainement pas un fait. Pour adopter une croyance, il nous suffit de on-dit, d’expériences personnelles et de déductions biaisées, de « j’ai lu dans une revue médicale », de « j’ai vu à la télé » et de statistiques. Nous nous basons sur peu de répétitions pour prouver nos croyances.

Une croyance est une idée, un concept, un avis, quelque chose que nous souhaitons défendre. Il y a probablement autant de croyances qu’il y a d’« objets » dans notre existence. « Objets » au sens large: une idée, une émotion, une personne, un arbre, une table…

Une croyance est une affirmation péremptoire.

Certaines croyances accompagnent un fait et se collent à lui comme un film plastique. Par exemple, on peut « croire » que la terre tourne autour du soleil ou on peut « croire » en la gravité. Cela ne fait pas exister le phénomène pour autant. Et si on cesse d’y croire, le fait existe toujours. Il est donc facile de se tromper et de mélanger faits et croyances.

Exemples de croyances:

La phrase « Une mère aime toujours son enfant » est une croyance. Pourquoi? Parce que c’est une récurrence mais pas un fait vérifiable systématiquement. Il existe des exceptions à cette phrase, comme le savent bien les policiers et assistants sociaux.

La phrase « Je suis nul » est une croyance. Vous pouvez le croire mais vous ne pouvez pas le prouver de manière scientifique. 

La phrase «  La vie est dure » est une croyance, elle repose sur de multiples récurrences et sur les expériences difficiles de nos ancêtres mais ce n’est pas un fait scientifique. 

« Ce médicament fonctionne toujours » est aussi une croyance. Le degré d’efficacité d’un médicament est exprimé en %. Lorsqu’il atteint un certain seuil d’efficacité avec un minimum d’effets secondaires il peut être commercialisé. Il ne s’agit que d’une récurrence.

« Je suis convaincu que la terre tourne autour du soleil » est une croyance. La manière dont on exprime un fait révèle la croyance. Tout est dans l’usage des mots.

« Il vaut mieux accoucher par voie basse que par césarienne » est une croyance. Il peut y avoir des études statistiques qui le prouvent, mais qui dit statistique dit récurrence, il y a donc des exceptions. Le fait de chercher à défendre cette affirmation est la preuve qu’une croyance existe.

Si vous réfléchissez à ce sujet, vous vous rendrez sans doute compte qu’il y a deux types de croyances. Celles qui sont prouvées par un fait et celles qui ne le sont pas.

Une croyance prouvée par un fait est acceptable, mais inutile en ce sens que le fait existe par lui-même. Elle n’a donc pas lieu d’exister.

Une croyance qui n’est pas prouvée par un fait est fausse, voire préjudiciable car elle restreint votre réflexion. Elle ne devrait donc pas exister.

Mon propos est donc de vous aider à effacer vos croyances.

Qu’en dites-vous?

 

QUE SONT LES CROYANCES?

Pour effacer vos croyances, il faut que vous compreniez bien de quoi je parle, de qui est « l’adversaire ». Je vais donc vous les décrire en détail. Cela vous montrera que la plupart des gens ne définissent pas les croyances comme je le fais. Cela nous évitera quelques quiproquos.

NATURE DES CROYANCES

Avant tout il faut préciser une chose très simple: les croyances sont des phrases.

Les croyances sont des idées, des concepts que nous avons en nous, dans notre inconscient. Vous pouvez les percevoir dans vos pensées et dans vos paroles, quand ce qui est en vous passe de l’inconscient au conscient. 

Une croyance est toujours une affirmation.

Exemple

« Je suis nul en math »

« Personne ne m’aime »

« La vie est injuste »

A contrario, la constatation d’un état ou d’une émotion n’est pas une croyance mais parfois la différence est subtile. Un « je me sens fatigué » est la constatation d’un état et un « je me sens triste » l’expression d’une émotion mais un « j’ai l’impression que je m’en sortirais jamais » est une croyance. 

Tout ce que vous dites n’est donc pas une croyance, mais toutes les affirmations formulées en « je suis comme ça, je crois ceci, j’en suis certain, c’est ma conviction, c’est comme ça, je suis persuadé que, ça n’est pas possible, je n’y crois pas, j’ai l’impression que… », le sont.  

Si vous vous écoutez parler, vous trouverez facilement vos croyances. Et c’est encore plus facile de les trouver quand vous écoutez quelqu’un d’autre. Cependant, il est probable que vous n’arriviez pas à concevoir à quel point ces croyances sont omniprésentes dans notre vie. Et, premier problème, en ne le concevant pas, vous ne pouvez pas les voir pour ce qu’elles sont.

Evoquons ensemble quelques caractéristiques des croyances:

1. Le propre d’une croyance est qu’on pense qu’elle est vraie

Cet axiome est fondamental. Une croyance ne se cantonne pas à être une superstition idiote. La plupart du temps, une croyance se base sur une expérience vécue, une récurrence ou un fait scientifique.

Notre besoin de généraliser et d’avoir raison est ce qui nous pousse à créer ou à adopter une croyance. 

La société humaine regorge de croyances qui peuvent nous paraître vraies ou « très raisonnables »:

 Exemples

  • Les hommes sont plus forts que les femmes.
  • Les hommes sont rationnels et les femmes intuitives.
  • L’homme est supérieur à l’animal.
  • La souffrance est là pour nous faire évoluer.
  • L’argent ne fait pas le bonheur.
  • La spontanéité est dangereuse.
  • Les gens intelligents ont plus de chance de réussir dans la vie que les autres.
  • La vie est dure, il faut toujours se battre.
  • La punition est nécessaire pour comprendre son erreur, sa faute.
  • Si les gens n’avaient plus de croyances, il n’y aurait plus de morale.
  • Si les gens ne croyaient plus au bien ou au mal, ce serait l’anarchie.

Exercice

Êtes-vous d’accord avec l’une de ces croyances ?

Si oui, pourquoi êtes vous d’accord ? Quelles sont vos preuves que ces croyances sont vraies ? Une expérience vécue, l’expérience de qqn d’autre, l’avis d’un tiers? Essayez de donner à ces affirmations une note sur une échelle de 0 à 10, 0 = FAUX, 10 = totalement VRAI. Parmi ces croyances, y en a-t-il une qui était vraie pour vous avant mais plus maintenant ? Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ? Remarquez qu’il est possible de donner une gradation au vrai.

2. Nous voulons croire qu’il faut croire

D’une manière générale nous vivons dans une société ou les croyances sont perçues comme nécessaires. 

Exemples

  • Il faut croire en soi
  • Croire c’est réussir
  • Croire c’est mettre toutes les chances de son côté.
  • Pour réussir il faut y croire.
  • Pour réussir cet examen, tu dois y croire.
  • Pour décrocher ce boulot tu dois y croire.
  • Ceux qui échouent sont ceux qui ne croient pas assez qu’ils vont réussir.
  • Il faut croire en quelque chose.
  • Croire me sécurise.
  • Mes croyances font partie de mon identité.
  • Croire me permet de savoir la différence entre le bien et le mal.
  • Il faut croire pour que ça marche.
  • Il faut penser positif, il faut croire au positif.

Autant de phrases que vous pouvez entendre ça et là dans la bouche de vos voisins, de vos amis, de votre famille ou de vous-même. Ces affirmations sont des croyances. Mais est-ce qu’elles sont vraies? Quelle est leur pertinence?

J’imagine que vous avez déjà échoué dans quelque chose alors que vous étiez sûr de réussir ou à l’inverse, il est probable qu’une fois dans votre vie vous avez réussi quelque chose sans y croire vraiment. Si des exceptions existent, pourquoi croire à ce genre de choses?

 Exercice

– Pourquoi continuez-vous à croire qu’il faut croire ?

– Pourquoi croyez-vous que la réussite dépend de la force de la croyance ?

– Croyez-vous à la pensée positive et si oui pourquoi ? 

– Arrivez-vous à justifier cela par un fait scientifiquement prouvé ?

 « Il faut penser positif sinon on n’a pas ce qu’on veut dans la vie » est une croyance. Rien ne peut le prouver scientifiquement, mais cette croyance s’est répandue dans le monde comme un virus. J’y vois deux aspects négatifs.

D’une part, cette croyance nous pousse à surveiller constamment nos pensées pour que nos pensées soient toujours parfaites. Difficile alors de trouver la paix de l’esprit.

 Et cela nous pousse aussi à refouler nos émotions et nos pensées négatives quelque part. Mais où refoulons-nous tout ça ? Est-ce vraiment parti ? Où stockons-nous ce négatif à l’intérieur de nous?

D’autre part, quand on échoue, on suppose d’emblée qu’on n’a pas été assez positif. Alors qu’il y a probablement d’autres réponses à cette question.

Exercice

Qu’est-ce qui m’a fait échouer ? Essayez pour une fois de réfléchir sur vos échecs sans vous occuper de cette croyance et tentez de trouver vraiment une réponse cohérente et logique à vos échecs passés ou récents.

 Il y a clairement des exceptions à cette règle de la pensée positive : certaines personnes réussissent des choses sans y croire. Certaines personnes ont confiance en elles sans pour autant « croire » en elles. On peut obtenir son permis de conduire sans y avoir cru, en étant négatif dès le début. On peut faire une bonne note à un examen sans y croire et être surpris du résultat. On peut obtenir gain de cause au tribunal tout en étant mort de trouille. On peut entendre une fille ou un garçon nous répondre « oui » quand on l’invite à sortir sans pour autant être sûr de soi et sans y croire…

 Il n’y a rien de dangereux dans le positif, mais la croyance qu’il faut penser positif est dangereuse car elle nous fait ignorer ce qui est réel.

 3. Une croyance n’est pas un fait mais peut se superposer à un fait

 Imaginez une croyance comme un film plastique. Vous pouvez plastifier un fait avec une croyance. Cela ne rend pas le fait plus vrai. Mais cela vous rassure. C’est un processus inconscient.

Si vous arrachez le film plastique, le fait continue à exister.

Vous n’avez pas besoin de ce genre de croyances en particulier si vous êtes un scientifique. Car, comme vous le verrez plus loin, croire en quelque chose nous fait ignorer des pistes intéressantes.

4. Une croyance est comme un virus

Une croyance est une unité minuscule, une brique qui construit notre manière de penser et d’agir. Un système de croyance est un tout coordonné et qui fonctionne de manière identitaire. Chaque être humain est un système de croyances en soi qui lui-même contient plusieurs systèmes de croyances qui font bloc autour d’un même thème. Une croyance est aussi infime qu’un virus et aussi dangereuse.

Elle existe à l’intérieur de nous mais si nous communiquons avec les autres, elle peut se répandre et se répliquer. Une croyance est contagieuse. 

Nous disons souvent dans notre langage courant que la peur est contagieuse. Qu’elle se répand dans la foule provoquant parfois des sauve-qui-peut où tout le monde se marche dessus pour fuir. Une croyance peut se répandre de la même manière.

 5. Une croyance n’est pas une pensée mais la génère

Une croyance est ce qui met en mouvement la pensée involontaire. Elle en est le centre mais elle n’est pas elle-même une pensée. On la pense, on la perçoit avec notre pensée mais ce n’est pas une pensée. Vous devez retenir ceci car c’est important. Votre mental est un aspect de vous qui vous aide à réfléchir, à sentir et à conceptualiser et à vous percevoir. Votre mental est donc ce qui vous permet de percevoir vos croyances, mais vos croyances ne sont pas forcément dans votre mental.

Les croyances existent à un niveau plus fondamental que la pensée. Les croyances sont à la pensée ce que les gènes sont au corps. Des précurseurs, des initiateurs. Une programmation.

 Exemple:

La croyance « je dois être respecté » crée un état mental spécifique. Inconsciente et absente du mental en temps normal, elle est activée quand vous pensez à quelque chose ou quand vous vivez quelque chose en rapport avec ça. Dès que cette croyance s’active, vous allez penser et imaginer des choses: « ce n’est pas normal, je ne suis pas respecté, je devrais l’être dans cette situation, que devrais-je faire? M’imposer, ignorer cette personne, la taper, ne pas la respecter en retour… ».

La croyance « je dois me mettre en colère quand on ne fait pas ce que je veux » crée un état mental d’intolérance, d’exigence et d’hostilité.